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AU CANADA
Depuis 1886, date où les frères français, inquiets des orientations politiques et scolaires de Jules Ferry, cherchent une terre d'accueil et optent pour le Canada, la province canadienne FIC a écrit de belles pages de son histoire.
Développement et engagements missionnaires.
En 1904, les frères canadiens sont déjà la cinquantaine. Ils reçoivent un nouveau renfort (plus de 100 frères et novices) de France où les lois de sécularisation d'Émile Combes poussent les religieux à l'émigration. Le recrutement local est florissant. Les curés de paroisse sollicitent volontiers les frères : la province se couvre d'écoles catholiques.
À l'instar des leurs confrères français, les frères canadiens se font à leur tour missionnaires.
Ils fondent de nouvelles communautés aux États-Unis,
renforcent les effectifs d'Haïti et d'Égypte,
et surtout, à partir de 1926, s'en vont en Ouganda, puis au Kenya (1931), en Tanzanie (1948)
et enfin au Japon (1951).
L'effectif des provinces canadiennes dépasse, en 1954, les 1000 frères et l'on compte plus de 100 novices.
En dépit de la crise, un nouvel essor missionnaire.
Les années 1960 et l'après-Concile Vatican II déclenchent la "Révolution tranquille". Une crise profonde ébranle la société, le système scolaire québécois est totalement restructuré. Les frères doivent abandonner leurs écoles pour s'inscrire dans les nouvelles "polyvalentes". Un grand nombre déserte la congrégation, mais la province continue son effort missionnaire :
1968, Rwanda et Burundi ;
1969, Congo-Zaïre ;
1987, les Philippines.
En 1980, les effectifs ont déjà fondu : 436 frères. En 1996, la barre descend au dessous des 300, y compris les 20 confrères africains.
Aujourd'hui.
Les frères ont gardé, au Québec, la direction de trois anciennes maisons de formation converties en collèges secondaires de plein exercice : le collège Jean de la Mennais à La Prairie, le juvénat Notre-Dame à Saint-Romuald, et le juvénat Saint-Jean à Dolbeau.
Retirés de l'enseignement, les plus anciens continuent à s'investir dans le domaine de l'éducation, au service des jeunes en difficulté scolaire ou dans la pastorale diocésaine et paroissiale. Ils soutiennent la vice-province du Japon et d'Afrique Centrale en personnel et en finances.
Terre sans Frontières, un ONG fondé et géré par les FIC, est très actif au Québec et soutient les œuvres africaines des frères ainsi que d'autres projets dans le domaine de l'éducation et du développement.
Comme les autres congrégations enseignantes, les Frères de l'Instruction Chrétienne s'interrogent sur leur avenir au Québec, mais peuvent se réjouir des promesses et des fruits de leurs fondations missionnaires en Afrique et en Asie.
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